Germain Bapst, La bataille de Saint-Privat (1913)
“ Sur la chaussée et sur ses bas côtés gazannés, une colonne hétéroclite de soldats de tous les corps; les uns emportent leurs armes et leurs sacs, les autres ont tout jeté et marchent les bras ballants ; des blessés crient : tous vont au pas ordinaire, dans un désordre complet mais sans trouble, mornes, la figure basse, les yeux à terre, accablés. Quand le commandant Caffarel fut sur le point d'atteindre la crête du plateau de Saulny, il distingua, malgré le bruit du canon, les accents cuivrés d'une musique qui jouait la Marseillaise, des tambours et des clairons battant ou sonnant la charge. ”
