Germain Bapst, L'Ararat (18..)
“ A sept heures du soir, nous prîmes congé des moines, qui nous avaient accueillis de la façon la plus aimable , pour regagner la troïka. Le ciel se couvrait de nuages, ce qui ne nous empêchait pas de voir au loin, sur la rive du Nord , des pêcheurs occupés à tirer un filet de 350 mètres de longueur. Sans la présence de ces hommes, les alentours eussent semblé inhabités. On eut dit qu'un orage allait fondre sur nous : les eaux du lac devenaient noires, les vagues se transformaient en lames, et les montagnes qui fermaient l'horizon prenaient une teinte de plus en plus sombre. ”
