Résumé

Carle Lefèvre-Pontalis De Tiflis à Persépolis : Érivan…

On décharge nos bagages et notre « iamtschik », notre cocher, un affreux Tartare teint au henné, coiffé d'un énorme « palpak » en peau de mouton, à l'air de brigand, se présente pour recevoir son pourboire.
Ah ! les pourboires, la plaie des voyages. Ce n'est plus pour soi qu'on voyage, c'est pour tous les gens qu'on rencontre et qui, en pays arabe ont droit au « bakschich », en Russie au « natchaï », au Caucase et en Perse à « l'anam ».
Source : Gallica

Carle Lefèvre-Pontalis De Tiflis à Persépolis : Érivan…

D'ailleurs le gouvernement de la Perse est le plus autoritaire, le plus despotique de toute l'Asie. Le Shah est le maître absolu de la vie et des biens de ses sujets; mais il faut encore s'entendre.
Il ne s'agit pas de croire que le Shah ait le pouvoir de faire exécuter ses volontés en quelque cas que ce soit, ni que l'état des choses en Perse soit la manifestation de son vouloir. Tout au contraire, le gouvernement ne s'occupe que d'une chose, de faire rentrer les impôts. Peu lui importe d'affirmer son pouvoir dans des circonstances où il n'a rien à gagner.
Source : Gallica

Carle Lefèvre-Pontalis De Tiflis à Persépolis : Érivan…

La dernière étape avant Kazwin se fait à travers un désert salé, où le sel blanchit le sable et s'accumule dans les moindres creux. C'est le pays de la soif, et nous rencontrons plusieurs animaux que les chefs de caravane ont dû abandonner, faute de nourriture. Rien de plus pénible que le regard langoureux du chameau qui attend la mort, couché sur le flanc, et qui n'a plus de force que pour allonger lentement le cou, tournant sa tête résignée et plaintive, dans un dernier adieu, vers le voyageur qui passe et fuit ces régions désolées.
Source : Gallica

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