Jean-Étienne-Marie Portalis,
De l'Usage et de l'abus de l'esprit philosophique durant le XVIIIe siècle…
(1827)
“ Je ne dissimulerai pas qu'un peuple agité par le fanatisme religieux, s'abandonne, dans un tel moment de crise, à des atrocités, à des horreurs, tandis que plus loin, un peuple plus corrompu jouit d'une paix entière. La question de préférence entre la religion et l'impiété, ne consiste point à savoir si, dans un moment donné, il n'est pas plus dangereux qu'un tel homme soit fanatique qu'athée, ou même si, dans des circonstances déterminées, les inconvéniens de la corruption d'un peuple ne seroient pas préférables aux excès et aux violences du fanatisme ”
