Résumé

Jules Mareschal Considérations sur l'état moral et politique de la France… (1815)

L'esprit de civilisation est comme un grand incendie qui s'avance dans les siècles, en dévorant à mesure les monumens de l'ignorance et de l'aveuglement des peuples.
Ainsi, après l'expérience des abus dont la France a tant souffert, jamais assurément l'état de ses lumières et de sa législation ne pourra se plier à ce que la Religion reprenne assez d'empire pour conduire au fanatisme, et à ce que ses Minisires cumulent assez de richesses pour devenir nuisibles à l'Etat.
Source : Gallica

Jules Mareschal Considérations sur l'état moral et politique de la France… (1815)

Il est impossible que des lumières trop chèrement achetées, et l'expérience si déplorable du passé, n'ayent point chassé sans retour, de tout cerveau bien organisé, cette chimère de démocratie absolue dans un état tel que la France, et chez un peuple tel que les Français. Et de fait, on peut voir que tous les hommes de quelque poids, qui ont été dans le temps du délire révolutionnaire les chefs et les plus zélés partisans de ce système, y ont depuis entièrement renoncé, et se sont ralliés au trône.
Source : Gallica

Jules Mareschal Considérations sur l'état moral et politique de la France… (1815)

Ainsi, c'est certainement vouer la France aux plus grands malheurs, c'est évidemment appeler sur elle des désastres dont l'idée seule est effrayante, c'est vouloir enfin sa dévastation et son anéantissement que de pousser à la résistance la partie de la nation qui pourroit n' y être pas contraire.
Cette résistance impuissante et inefficace ne peut avoir d'autre résultat que de changer en fureur, dans l'étranger, le sentiment de modération qu'il proclame, et que de le
provoquer à user, envers les personnes et les propriétés, de tous les droits affreux de la guerre.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature