Hyacinthe Le Guern, Notre-Dame d'Amiens, ode sacrée… (1843)
“ Mais, alors qu'il s'éteint, pour jamais se rallume Au delà du tombeau ! Conversant avec Dieu, nos âmes agrandies Maîtrisent, sans effort, sous ces voûtes hardies (28) , Les penchants de la chair, Et s'exilent du monde, en recueillant les preuves Que, durant cette vie, et d'attente et d'épreuves, Tout calice est amer (29) ! Ah ! lorsque de ton orgue aux tourelles gothiques (30) , Le souffle harmonieux s'unit à nos cantiques Pour célébrer le ciel, Croirai-je, ô temple saint ! que l'âme révoltée Puisse entendre, sans trouble, et fière d'être athée (5) , Ce concert d'Israël ! ”
