Rabbin Simon Levy

Résumé

Rabbin Simon Levy Moïse, Jésus et Mahomet

Quel que soit le motif pour lequel on a déserté le poste de l’existence ; qu’un faux point d’honneur ou le désespoir nous ait conduits à cette défection, le crime du suicide ne nous sera point pardonné. Il n’est jamais permis de se laisser dominer par autre chose que par le devoir, et le devoir ce n’est pas nous qui nous le donnons ; Dieu nous l’impose. Quelle lâcheté que de s’y soustraire, quand on a conscience de son titre, de sa valeur, de sa dignité d’homme ! Nous allons même jusqu’à demander la différence entre celui qui se tue lui-même, et l’assassin qui tue son prochain.
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Rabbin Simon Levy Moïse, Jésus et Mahomet

Un seul s’en écarte : c’est l’homme qui n’a jamais d’autre souci, d’autre soin que de contenter ses passions. En les laissant tourner, s’agiter avec tumulte au-dedans de lui, en les excitant encore au lieu de les réprimer, il condamne son sentiment à se dépraver, sa raison à s’obscurcir, à s’affaisser sur elle-même. Toute son âme meurt bientôt de sa mort à elle, qui est de ne plus pouvoir désormais remonter par la pensée vers Dieu, dans le sein duquel elle aurait si besoin de lire constamment les principes de la justice et du devoir, afin de s’inspirer d’amour pour la vertu.
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Rabbin Simon Levy Moïse, Jésus et Mahomet

Tandis que celles-ci sortent du sein des eaux et de celui de la terre tout animées, et qu’elles reçoivent la vie de la matière même d’où elles ont été tirées, l’homme a besoin qu’un souffle parti d’en haut vienne le vivifier. Ces yeux qu’il lèvera un jour vers le ciel, ce regard avec lequel il contemplera la splendeur du firmament, ce front qu’il pourra porter vers les nues, toute cette figure enfin qui resplendira d’une majesté presque divine, elle est inerte, sans expression, sans grâce, sans éclat, parce que la respiration de Dieu n’a pas passé sur elle.
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