Résumé

Gabriel Salvador J. Salvador : sa vie, ses oeuvres et ses critiques (1881)

« J'aime le livre de M. Salvador et pourtant je suis loin de partager la plupart des opinions qui y sont exposées et soutenues. Le livre de M. Salvador est déjà connu, personne n'ignore que, dans ce nouvel ouvrage, le but que s'est proposé l'auteur de l'Histoire des institutions de Moïse est d'ôter au Christianisme son caractère de révélation divine et de loi dernière des esprits.
» Au point de vue hébraïque, selon les idées de M. Salvador, le monde est bon, le mal n'est qu'un accident qu'il faut en arracher par le travail, comme les ronces qui croissent dans un champ fertile.
Source : Gallica

Gabriel Salvador J. Salvador : sa vie, ses oeuvres et ses critiques (1881)

Mais le rationalisme de M. Hennequin, en n'acceptant pas le surnaturel dans les origines de la Bible et du Nouveau Testament, ne reconnaît pas moins que le peuple hébreu conservera toujours sa gloire originale, « c'est de n'avoir pas fait de la vérité religieuse le dernier mot d'un mystère, mais le premier d'une religion, de l'avoir proclamée au bruit du tonnerre, au son des trompettes. Voilà ce qui distingue les Hébreux de tous les peuples de l'antiquité. Voilà dans quel sens ils sont réellement le peuple élu, le peuple de Dieu. »
Source : Gallica

Gabriel Salvador J. Salvador : sa vie, ses oeuvres et ses critiques (1881)

« Vis-à-vis du judaïsme actuel, le protestantisme tombe dans un abus de même nature, en méconnaissant la situation du peuple hébreu à l'époque de Jésus-Christ.
Rome proclame qu'elle est la consommation des Écritures, et que sa part est le règne.
Le juif attend un temps nouveau, un messianisme distinct de celui de Jésus. Entre ces deux annonciations, le protestantisme officiel n'annonce ni le passé ni l'avenir ; il promet au monde le christianisme naissant, ce même christianisme qui est censé établi divinement, et régner par miracle depuis seize siècles. »
Source : Gallica

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