Résumé

Émilien Paris Charles-Marie-Athanase Pellissier… (1876)

On a peur en effet, dit-il, bien plus pour la société que pour la vérité elle-même. On fait bon marché de la vérité. On veut, à tout prix, une religion, une foi, des croyances; une religion qui protège et qui défende, bien plus qu'une religion vraie. On est prêt à lui donner les bases les plus factices, à affirmer, s'il le faut, sans croire, pour que le monde soit sauvé. Je ne connais pas d'injure plus mortelle au christianisme que cette conception utilitaire de la religion sociale et administrative (1) . La religion n'est utile qu'à la condition d'être vraie.
Source : Gallica

Émilien Paris Charles-Marie-Athanase Pellissier… (1876)

Je le crois; car la courte prière, c'est la flamme qui brûle, c'est l'étincelle qui électrise, c'est l'élan qui enlève, c'est l'émotion qui brise et qui courbe, c'est l'appel, c'est le cri de l'âme, c'est l'éclair qui traverse une conscience. La courte prière, c'est l'âme vaincue tombant devant son Dieu, c'est l'angoisse qui se traîne gémissante aux pieds du Très-Haut; et dans ce sens, la courte prière est bénie et exaucée, parce qu'elle exprime un grand ébranlement moral, parce qu'elle est la manifestation franche et vraie de la vie intérieure.
Source : Gallica

Émilien Paris Charles-Marie-Athanase Pellissier… (1876)

Il n'y a rien à innover en religion, me disait-elle quelques heures avant de mourir, mais à simplifier pour approfondir. Elle ajoutait d'une voix émue : Jésus-Christ et la conscience humaine, tout est fini. Il faut en revenir au Seigneur : seul il sait parler à l'âme, seul il répond à tous nos besoins de vérité, de vie et de pardon; Jésus et la conscience, telle est ma foi, et je crois que c'est là le pur protestantisme. Et comme elle s'affaiblissait et qu'elle sentait la mort venir : Le corps est bien faible, disait-elle, mais Dieu donne de la force au cœur.
Source : Gallica

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