Mathieu Lelièvre

Résumé

Mathieu Lelièvre Matthieu Lelièvre, prédicateur… (1932)

« Voilà l'ennemi ! » — L'ennemi, c'est-à-dire la parole qui trouble et qui condamne, parce qu'elle est l'épée de l'Esprit, mais un ennemi qui se changera en ami, dès que l'âme consentira à s'avouer vaincue et à crier merci.
Ne voit-on pas qu'une telle prédication, toujours appuyée sur le témoignage de Dieu et adressant un perpétuel appel à la conscience, ne pourra qu'être intéressante ? Il se peut qu'elle irrite certains auditeurs, mais au moins ne les endormira-t-elle pas et elle sera pour d'autres le moyen de les amener à la paix et au salut.
Source : Gallica

Mathieu Lelièvre Matthieu Lelièvre, prédicateur… (1932)

C'est qu'en réalité, l'amour est l'essentiel dans la vie collective des chrétiens, comme dans la vie personnelle du chrétien. La conversion, c'est le don du cœur à Dieu et aux hommes ; la sanctification c'est le renouvellement continuel de cette double consécration ; le rassemblement des chrétiens en Eglises, c'est l'association et la fusion de tous ces cœurs régénérés, pour ne former « qu'un seul cœur et qu'une seule âme », comme- aux jours de l'Eglise primitive. Ainsi entendue et réalisée, l'Eglise n'est pas seulement « la colonne et l'appui de la vérité »
Source : Gallica

Mathieu Lelièvre Matthieu Lelièvre, prédicateur… (1932)

Or, être chrétien, dans ce sens-là, n'implique nullement la conversion du cœur à Jésus-Christ. On peut adhérer intellectuellement à l'Evangile et honorer Dieu de ses lèvres, tandis que le cœur est éloigné de lui. (Esaïe XXIX, 13.)
Dieu me garde de nier qu'il y ait de vraies conversions qui s'accomplissent lentement, et par un travail en quelque sorte sourd et caché ! Ce que je ne crains pas d'affirmer, c'est que, lente ou soudaine, la conversion doit être une crise dans une vie d'homme, et que cette crise, qui marque un commencement nouveau, ne peut pas être inconsciente.
Source : Gallica

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