Wilhelm Hossbach

Résumé

Wilhelm Hossbach Spener et son époque (1847)

Les juifs, les Turcs, les hérétiques, qui ne possèdent pas l'évangile, ou qui ne le possèdent qu'imparfaitement, pourront faire aussi de beaux discours sur la morale. Ainsi, que personne ne s'y laisse tromper : quand vous entendez des hommes dont la foi est erronée, exposer la morale avec d'élégantes paroles et une éloquence émouvante, n'en concluez pas que ce soit là la vraie église. —Mais aussi longtemps que la parole divine demeure gisante dans la lettre imprimée, sans qu'on l'entende ou qu'on la lise, elle n'est point la puissance de Dieu, elle n'est plus qu'une œuvre morte et impuissante.
Source : Gallica

Wilhelm Hossbach Spener et son époque (1847)

BOSSUET, LA COUR DE HANOVRE, LEIBNITZ , PFEIFFER, GRABE. APOSTASIE DE L'ÉLECTEUR DE SAXE.
Une seule douleur tourmentait cet homme de Dieu, mais elle dura autant que sa vie : il portait en lui les souffrances de l'église. L'amour de l'église était un caractère particulier et essentiel de son christianisme : il vivait pour l'glise et
avec l'église, il se consumait pour elle; il était jaloux de sa liberté et de sa gloire; son cœur saignait de ses plaies; il était navré à la vue des passions qui la déchiraient, et des
obstacles qui rendaient inutile ce qu'il aurait voulu faire pour elle.
Source : Gallica

Wilhelm Hossbach Spener et son époque (1847)

Le piétisme de Spener, dont seul il va être question, n'est pas autre chose qu'un retour à un christianisme intérieur et pratique : c'est la vie de la foi par le Saint-Esprit posée comme source unique de toute activité et de toute science chrétienne. Tendance essentiellement morale, on comprend qu'elle n'ait soulevé que des questions d'une importance pratique. La nature de Dieu, de l'homme, du Christ, son œuvre rédemptrice, tout ce qui est purement objectif dans le christianisme demeura en dehors des discussions.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature