John Viénot

Résumé

John Viénot,  Auguste Sabatier (1927)

“ Veuille recevoir, avec ce gage de mon affection sincère, les quelques conseils que mon cœur m'inspire pour toi. Ici, je mets toute personnalité de côté. Je sais bien que je suis faible, que je suis un grand pécheur. Et s'il fallait condamner quelqu'un, je me condamnerais moi-même tout le premier.
Avant tout, regarde à Dieu ; c'est de notre piété que dépend le parfait accomplissement de nos devoirs. Le chrétien n'est pas esclave ; s'il obéit, ce n'est pas parce qu'il y est forcé, mais parce qu'il aime. L'amour, tel est le mobile de toutes ses actions.
”
Source : Gallica

John Viénot,  Auguste Sabatier (1927)

“ Il est vaincu, mais il ne plie pas. Il reste digne et plus grand que ce qui le tue. Il n'y a rien en lui du matérialisme. De tous nos poètes, c'est celui dont l'inspiration est la plus noble et la plus idéale. Aussi, malgré toutes les
apparences, quelque chose lui crie d'espérer en la puissance de l'esprit. »
Quand Sabatier passe de Victor Hugo, Musset, Lamartine ou Vigny à Ste-Beuve, les deux frères Deschamps, Barbier, il dit :
« Descendons des grands sommets. » « C'est la gloire du critique littéraire qui fait qu'on se souvient encore de ses vers », ajoute-t-il, à propos de Ste-Beuve.
”
Source : Gallica

John Viénot,  Auguste Sabatier (1927)

“ Ce qui m'agite, ce n'est pas une question de science, c'est une question de vie. Je reste dans le christianisme parce que je ne sais nul autre abri pour mon âme. La philosophie est un miroir qui reflète les misères de l'homme et ne les guérit pas. La raison seule ne peut suffire à nous guider. La conscience pratique exige même plus de lumières sur le problème de la vie que l'intelligence n'en peut donner. Elle appelle la foi. Mais que croire? Autant j'ai le désir de croire, autant j'ai de crainte de me tromper. La vérité seule aura ma créance, et Dieu seul mon adoration ! ”
Source : Gallica

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