Georges Eugène Haussmann,
Mémoires du baron Haussmann
“ Mais, nous ne partîmes d’Aubenas qu’après déjeuner, et le temps nous manqua pour atteindre, avant la nuit, Pradelles, où nous comptions dîner. D’ailleurs, la route est montueuse et fatigante, et nos coursiers, que plusieurs heures de cette ascension soutenue, par une journée chaude et lourde, avaient essoufflés, n’en pouvaient plus du tout. Il était six heures du soir : nous prîmes, bien qu’à regret, le parti de nous arrêter, n’importe où, pour dîner et faire reposer nos chevaux. Ce fut dans une auberge isolée, sise au croisement de deux routes sur un plateau nu, des plus mélancoliques. ”
