Paul d' Albigny,  Le coupe-gorge : histoire de l'auberge de Peyrabeille… (1913)

“ Quand à nous, serrant de plus près la vérité historique, nous ne nous sentons point le courage de remuer ces cendres mystérieuses et d'en faire, par l'imagination, une restauration magique, aussi effrayante qu'il est possible de la rêver.
Tout au plus, nous bornerons-nous à résumer, pour en conserver la légende déjà bien effacée, le drame d'amour et de crime dont Peyrabeille a fourni le canevas à un écrivain de l'époque qui, sous le titre de VOssuaire, a consacré aux horreurs de ce coupe-gorge un récit à la mode du temps, nébuleux et ampoulé, sentimental à l'exès.
”
Source : Gallica

Paul d' Albigny,  Le coupe-gorge : histoire de l'auberge de Peyrabeille… (1913)

“ Quelques muletiers, et un voyageur d'un certain âge, s'étaient arrêtés à l'auberge de Peyrabeille dans la crainte d'être surpris en route par quelque tourmente ou par une recrudescence de la chute de neige.
La cuisine de Pierre Martin était fort animée par ces hôtes un peu bruyants auxquels s'ajoutaient encore les domestiques de la maison, les maîtres et leurs filles.
Plusieurs formaient un cercle autour du foyer, se chauffant et fumant, en échangeant de gais propos ou gémissant sur les rigueurs du temps qui allait leur rendre peut-être la route impraticable.
”
Source : Gallica

Paul d' Albigny,  Le coupe-gorge : histoire de l'auberge de Peyrabeille… (1913)

“ Dans celte auberge, dans cette maison, chaque pas conduit au lieu d'un assassinat ; ici c'est la chambre où le voyageur abandonné au sommeil ne peut plus se réveiller, ailleurs, c'est le puits profond et secret où plus d'un malheureux est venu se précipiter, plus loin, c'est le caveau où le même Anjolras a, pendant 48 heures, lutté, hélas! sans espoir, contre les angoisses d'une mort cruelle et inévitable.
Tout enfin dans ce repaire respire le crime, l'horreur et l'effroi.
”
Source : Gallica

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