Béraud

Définition et enjeux

J.-B. Chaillet L'abbé Beraud, ancien curé de Blanzy et de Montceau-les-Mines… (1910)

L'abbé Beraud, bourreau de travail, se tuant à la peine, faisant le cultivateur, le maçon, le charpentier, exerçant la médecine, se mettant à tout ; l'abbé Beraud sauveteur incorrigible, bravant le feu et les inondations ; l'abbé Beraud doué d'une force surhumaine, portant un homme comme une nourrice porte son nourrisson ; l'abbé Beraud pauvre, mal vêtu, mal nourri, ne conservant rien pour lui, ayant toujours quelque chose à donner, recueillant toutes les misères, méritant cent fois le prix Montyon, avant de le recevoir
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Frédéric Soulié, sa vie et ses ouvrages… (1847)

« Il avait une telle foi, un tel rayonnement de confiance sur le visage, que Béraud prit son fils par la main et demanda pour lui la bénédiction du mourant : « Enfant, lui dit Frédéric Soulié, tu es appelé bien jeune à voir un sévère spectacle; aime ton père, aime ta mère, et sois bon pour tous; quand on n'a fait de mal à personne, on meurt tranquille comme je meurs. Regarde ! » Puis il recommanda à Béraud d'aller consoler son père, son père qu'il aimait tant, et qu'il n'avait pu embrasser avant de mourir.
Source : Gallica

J.-B. Chaillet L'abbé Beraud, ancien curé de Blanzy et de Montceau-les-Mines… (1910)

Quelques mots jetés à la hâte sur une feuille volante, au cours d'une retraite à la Trappe de Sept- Fonds, vont achever de nous révéler cette âme de prêtre.
La vie austère, toute de prière, de travail et de discipline, qui est celle du trappiste, est pour l'abbé Beraud un idéal qui tout à la fois le soulève, le fascine et, croit-il, le condamne.
Source : Gallica

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