Silvio Pellico,
Rafaella, par Silvio Pellico, traduit par Ph…
(1859)
“ Bérard ne s'étonnait guère, ni de la courtoisie charmante des nobles entre eux, ni de leur politesse simulée avec leurs inférieurs ; il connaissait l'une et l'autre de longue main. Tandis qu'il répondait avec un respect qui n'avait rien de servile aux propos gracieux des nobles, qu'en époux et en père affectueux il répandait la joie sur les trois seuls visages qui lui fussent chers au monde, il cachait dans son âme le supplice d'un homme irrépréhensible qui, sondant le coeur de ses semblables, voit qu'il est haï et méprisé en secret par plus d'un de ceux qui lui sourient. ”
