Alexandrine-Louise-Adélaïde Maziau

Résumé

Alexandrine-Louise-Adélaïde Maziau Mémoire pour Alexandrine-Louise-Adélaïde Barrachin… (1821)

Il est vrai que la noble Cour, par sa sagesse et par l'impartialité avec laquelle ont été conduits les débats, a offert aux accusés toutes les garanties capables de rassurer l'innocence la plus défiante et la plus timide. Mais, hélas! mon malheureux mari, accablé, bien plus par l'idée de nos peines, par la position de sa jeune et nombreuse famille, que par ses propres souffrances, a-t-il pu résister à de si violentes secousses?
Source : Gallica

Alexandrine-Louise-Adélaïde Maziau Mémoire pour Alexandrine-Louise-Adélaïde Barrachin… (1821)

J'arrive à la partie la plus délicate de l'accusation , du moins à celle qui intéresse le plus vivement mon mari, puisqu'elle touche à son honneur. Je ne puis m'empécher en traçant ces lignes de rougir de honte et d'indignation, en pensant aux soupçons avilissans qui ont pu planer un instant sur le caractère de l'homme le plus franc, le plus loyal, le plus éloigné du rôle infâme qu'on lui prêtoit ; de l'homme qui préféreroit mille fois l'échafaud à une pareille souillure.
Source : Gallica

Alexandrine-Louise-Adélaïde Maziau Mémoire pour Alexandrine-Louise-Adélaïde Barrachin… (1821)

Quant aux déclarations des accusés, qu'il me soit permis de dire qu'elles ne méritent pas une très-grande confiance, en thèse générale, et encore moins dans l'espèce particulière.
D'abord, un accusé ne peut qu'être dominé par la plus forte des influences, celle qui naît du sentiment de sa conservation. Cette influence peut bien être combattue, à l'égard d'un coaccusé présent, par la crainte de perdre le compagnon d'infortune qu'on accuse, mais rien ne la combat à l'égard d'un coaccusé absent. D'un côté, il n'est pas là pour vous démentir
Source : Gallica

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