Résumé

Léon Genton Défense devant la Cour d'assises de Montbrison… (1833)

Mais, messieurs, le pouvoir lui-même partage l'opinion de l'opposition sur l'appréciation juridique des actes de madame la duchesse de Berry. Il ne le dit pas avec la même loyauté, mais personne ne s'y trompe : s'il détient arbitrairement la malheureuse princesse, s'il a élevé pour elle une seconde Bastille, c'est moins parce qu'il a reculé devant l'odieux d'une cour d'assises, il ne s'arrête pas à de si petites considérations , que parce qu'il a été convaincu qu'il ne trouverait pas en France un seul juré qui voulût porter l'iniquité et la honte d'une telle condamnation.
Source : Gallica

Léon Genton Défense devant la Cour d'assises de Montbrison… (1833)

Maintenant, messieurs les jurés, permettez-moi, en terminant, de me dépouiller de mon rôle de défenseur et de ne plus vous parler que comme un de vos concitoyens ; les dernières paroles de M. le procureur-général m'inspirent cette pensée.
Quel est ce procès, vous a-t-on dit ? un procès politique : c'est la révolution en face de la légitimité : le pays a les yeux sur vous : au nom même de vos familles , on a osé vous demander une condamnation !
Eh bien ! messieurs , je vous le dis à mon tour : oui, ce procès est un procès politique ; et ce seul mot dit tout pour des coeurs généreux.
Source : Gallica

Léon Genton Défense devant la Cour d'assises de Montbrison… (1833)

La défense que j'ai eu l'honneur de vous présenter ne s'est adressée qu'à votre esprit et à voire jugement: je n'ai point fait un appel à vos coeurs, parce que j'ai pensé que, dans un tel procès, il suffisait, pour vous convaincre de l'innocence des accusés, de discuter une à une les charges produites contre eux, d'établir ensuite l'impossibilité de créer un crime ou un délit avec les faits que l'accusation supposait, et de vous démontrer enfin l'absence complète de toutes preuves.
Source : Gallica

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