Résumé

Eugène Janvier Fragmens sténographiés des plaidoiries de Me Janvier… (1832-1833)

Or, connaissez-vous quelque chose qui ait plus d'empire sur le coeur de l'homme que la croyance opiniâtre, invétérée, d'un grand devoir? Dans un langage surhumain on a dit que la foi déplaçait les montagnes. Oui, poussé par elle , un homme serait capable de bouleverser l'univers ; mais, quoi qu'il ait commis, la foi dont il a été l'esclave et l'instrument le sauvera au tribunal de Dieu ; il doit en être de même au tribunal des hommes.
Source : Gallica

Eugène Janvier Fragmens sténographiés des plaidoiries de Me Janvier… (1832-1833)

Il est monstrueux de faire un crime aux frères de Beauchamp d'avoir voulu recueillir des fugitifs et sauver des proscrits. Une telle jurisprudence serait un plagiat de la législation si soupçonneuse et si sanguinaire des empereurs de Constantinople. Ce ne sera pas vous qui érigerez en attentats politiques l'humanité, et ce devoir sacré dont le nom fait palpiter tous les coeurs en France , l'honneur !
Source : Gallica

Eugène Janvier Fragmens sténographiés des plaidoiries de Me Janvier… (1832-1833)

Ce qui indigne mes cliens et ce qui m'indigne avec eux, c'est que l'accusation n'est pas seulement périlleuse pour leur liberté ; elle est attentatoire à leur honneur. Ils eussent compris qu'on fit d'eux de ces chefs appareils toujours prêts à assumer les plus mauvaises chances d'une insurrection ; ils ne pardonnent pas qu'on les ait mis parmi ces chefs occultes, qui ne se montrent qu'après que le succès est devenu certain. Le ministère public aurait dû reculer , sinon devant le caractère politique , du moins devant le caractère moral des faits qu'il leur impute.
Source : Gallica

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