Résumé

Jules Doublet de Boisthibault Plaidoyer de M. Doublet, pour MM. Guyot-Durepaire et Mounier… (1833)

Le complot, comme on le voit, n'a rien d'individuel : c'est un crime collectif, c'est la pensée de plusieurs.
A quoi devra tendre celle résolution ? A agir, nous dit la loi ; c'est-à-dire à commettre un attentat, qui, comme nous l'avons vu, est le crime à son dernier degré...
Mais la résolution, pour être coupable, ne doit pas être conditionnelle, éventuelle, soumise à telle chance d'événemens, livrée à l'incertitude de telles circonstances, à telles modifications, à telles révisions qu'un examen plus mûr, une discussion plus réfléchie pourront amener.
Source : Gallica

Jules Doublet de Boisthibault Plaidoyer de M. Doublet, pour MM. Guyot-Durepaire et Mounier… (1833)

Qui de nous a oublié la déplorable affaire dite conspiration de La Rochelle? n'a-t-elle pas laissé dans notre histoire des traces encore sanglantes!... Alors l'accusation, comme aujourd'hui, regardait comme une tâche vaine et puérile de prouver l'existence d'un complot autrement que par quelques troubles isolés, par quelques agitations sans lien, sans affinité entre elles : s'attachant à des faits généraux, elle disait par l'organe de M. de Marchangy, que les révolutions de cette époque n'étaient point innées, que la même leçon circulait du nord au midi.
Source : Gallica

Jules Doublet de Boisthibault Plaidoyer de M. Doublet, pour MM. Guyot-Durepaire et Mounier… (1833)

Avant de parler d'un coupable, l'accusation qui veut vous convaincre ne doit-elle pas vous indiquer l'intérêt qu'il avait à commettre un crime? Celui-là est coupable à qui le crime profite, dit un vieil axiome de notre droit criminel; l'expérience en a vérifié la justesse, il n'a rien perdu à vieillir. Or, on se demande ce que les accusés en général, ce que MM. Durepaire et Mounier avaient à gagner dans une contre-révolution.
Source : Gallica

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