Deux-Sèvres

Définition et enjeux

Antonin Lévrier Histoire des Deux-Sèvres (1885)

Je connais, dit-il, la population des Deux-Sèvres pour avoir vécu au milieu d'elle, sur tout le territoire du département, pendant près d'un mois. Elle est calme, intelligente, sensée. Elle a des habitudes honnêtes, un esprit moral et religieux, les vertus de famille, l'amour traditionnel de l'ordre et des lois, enfin une confiance instinctive en ceux qui la dirigent et veillent sur ses intérêts. Elle ne demande qu'à être éclairée sur les moyens les plus efficaces d'entrer dans la voie du progrès.
Source : Gallica

Antonin Lévrier Histoire des Deux-Sèvres (1885)

Le département des Deux-Sèvres qui, de tout temps, a été à l'avant garde de l'Ouest, y restera ; il effacera les taches blanches qui restent à son drapeau ; il n'aura, du Marais à la Gâtine, qu'un cri, le cri de salut humain :
Nous disons de salu ! humain, car nos pères, trouvant trop étroites les limites de la patrie, n'ont pas proclamé les Droits du Français-, ils ont proclamé les Droits de l'Homme.
Source : Gallica

Antonin Lévrier Histoire des Deux-Sèvres (1885)

C'est trop généraliser évidemment, mais le pays a bien trois aspects physiques différents, trois divisions naturelles : au nord la Gâtine, au centre et au sud-est la Plaine, au sud-ouest le Marais, audacieuse conquête sur la mer.
Ni la terre, ni les hommes, ni les idées ne sont les mêmes dans ces trois régions qui ont chacune leur histoire, leurs traditions, leur caractère. Il n'y a peut-être pas en France un pays où le passé se modifie plus lentement, pas un autre non plus où le progrès, si lent qu'il paraisse, soit aussi constant que dans le pays des Deux-Sèvres.
Source : Gallica

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