Antonin Lévrier

Résumé

Antonin Lévrier Histoire des Deux-Sèvres (1885)

Le parti républicain, attaqué à la fois par les hommes du pouvoir exécutif et les hommes de l'Assemblée, le parti républicain, miné par l'administration et par le clergé, est, en réalité, le parti suspect; hélas ! aussi le parti faible. En vain, il essaie de se réorganiser en précisant ses revendications, en épurant ses cadres entamés par la réaction napoléonienne ; il perd du terrain. Le complot de tous les vaincus et des hommes impatients d'affirmer à l'avance leur dévouement au vainqueur du lendemain, quel qu'il soit, s'affirme hautement. L'ennemie, c'est la République.
Source : Gallica

Antonin Lévrier Histoire des Deux-Sèvres (1885)

Mais s'il est possible de faire un effort gigantesque comme celui de la Convention, de sauver la patrie de l'étranger et de la réaction, il est plus difficile d'improviser un monde nouveau et de faire dans les esprits, comme dans les lois, table rase du passé. Aussi bien verrons-nous partout une réaction terrible succéder à la Révolution, réaction si forte qu'aujourd'hui même, cent ans après, il est difficile, tant la passion politique, d'un côté et de l'autre, nous possède encore de juger froidement les hommes et les choses.
Source : Gallica

Antonin Lévrier Histoire des Deux-Sèvres (1885)

La guerre au coeur de la France, à quelques lieues du département des Deux-Sèvres ! Et tout le monde allait partir, soldats encadrés, soldats de l'année, conscrits appelés à l'avance, avant vingt ans, gardes mobiles, gardes mobilisés : en avant ! En avant tous ! vous qui pouvez porter un fusil, vous qui étiez la force ou l'espoir des familles ! En avant, tous les valides, de dix-huit ans à quarante ans ! Allez mourir pour que l'Empire vive !
Source : Gallica

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