Résumé

Histoire de la ville de Niort depuis son origine jusqu'en 1789… (1880)

Comme ledit vicomte a été notre ennemi mortel, à cause des services par nous rendus à vous et à votre père, et que, ce qui est pire, il est encore dans les mêmes pensées ; comme du temps de notre seigneur, votre père, il nous a opprimés, nous et votre ville de Niort, autant qu'il a pu, par son siège et avec l'aide du roi de France ; nous prions instamment Votre Dignité, si vous aimez votre terre de Poitou, et nous, et votre propre honneur, de ne songer en aucune façon à établir ledit vicomte comme votre sénéchal, ni même faire sénéchal aucun des seigneurs de nos pays Poitevins.
Source : Gallica

Histoire de la ville de Niort depuis son origine jusqu'en 1789… (1880)

Le sieur de Baussan, intendant de la généralité de Poitiers, appelé à donner son avis, au sujet de la demande des habitants de Niort, avait répondu que « ces habitants sont les seuls de la généralité qui soient adonnés au commerce ; que c'est par eux que toutes les denrées qui s'y recueillent et toutes les manufactures qui y sont établies, ont leur débouché ; qu'il y a parmi eux une émulation continuelle pour faire florir le commerce, avec une candeur, une bonne foi, et une union parfaite ; qu'ainsi cette ville mérite une protection singulière de Sa Majesté. »
Source : Gallica

Histoire de la ville de Niort depuis son origine jusqu'en 1789… (1880)

Leurs cadavres, couverts d'honorables blessures, furent portés à Niort et livrés à Jacques Laurens, lieutenant général de la ville, qui les fit traîner par toutes les rues attachés à la queue de deux chevaux. Il ordonna ensuite de suspendre ignominieusement à un gibet ces débris de chairs informes.
Les passions, surexcitées par les guerres civiles, ne se bornaient plus à tuer et à massacrer ; pour les assouvir, il fallait encore souiller les cadavres d'ennemis tombés sur les champs de bataille. On ne respectait ni le courage, ni la mort.
Source : Gallica

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