Édouard Dupont, Histoire de La Rochelle (1830)
“ La nuit suivante, les soldats du camp vinrent au pied des murailles insulter les Rochelais par mille cris et mille fanfares. Le lendemain, les Anglais lâchèrent plusieurs brûlots ; mais ils les laissèrent aller à l'aventure, sans les faire suivre par des bâtimens de guerre ; de sorte que les uns échouèrent à la côte, et que les autres, arrêtés, détournés par les chaloupes du Roi, furent éteints ou menés hors de portée. Un effroi mortel avait succédé, dans la ville, aux premiers transports. La moitié des habitans, au moins, n'avait plus de vivres; il en mourait trois cents par jour. ”
