Résumé

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Le siège de La Rochelle : les origines de la marine française et la tactique naturelle (1891)

La flotte de Guiton sortait comme un spectre de son tombeau. Les vaisseaux du roi appareillent à la hâte. Les matelots apportent à la manœuvre une incroyable ardeur. Montmorency les excite par ses exhortations et par ses promesses. Ils connaissent tous la libéralité de Montmorency.
L'armée est sous voiles : il ne s'agit plus pour attaquer l'ennemi que de lui gagner le vent. L'armée royale favorisée peut-être par la brise, peut-être aussi en meilleur état, y réussit, à la grande satisfaction de l'amiral. Les Rochelais reconnaissent la nécessité de battre en retraite.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Le siège de La Rochelle : les origines de la marine française et la tactique naturelle (1891)

La guerre, au commement du dix-septième siècle, se faisait avec une férocité singulière. Cette férocité ne l'empêchait pas de prendre, de gentilhomme à gentilhomme, des allures chevaleresques qu'on n'eût point attendues de générations si souvent perfides et brutales. L'homme, suivant la juste remarque du poète, a été de tout temps un étrange problème : à quelle époque cependant a-t-on rencontré une physionomie aussi indéchiffrable que celle de Buckingham?
La haine du peuple anglais lui réservait probablement le sort du maréchal d'Ancre, si le poignard d'un assassin n'eût brusqué les choses.
Source : Gallica

Portrait de Edmond Jurien de La Gravière Edmond Jurien de La Gravière Le siège de La Rochelle : les origines de la marine française et la tactique naturelle (1891)

Le gros de la flottille profite de ces ouvertures. On n'est plus qu'à mille pas de la citadelle. Avec la brise qui souffle, franchir pareille distance, c'est l'affaire de quelques minutes.
A deux cents pas, on est aperçu du fort. Les pinasses vont s'échouer, aux cris de vive le roi! sous un des bastions de la citadelle. La mer est dans son plein : les barques ont monté si haut sur la plage que l'ennemi ne pourra pas les endommager. Le matin, dès le lever du jour, les canons de la flotte anglaise commencent à tonner. Le déchargement des pinasses n'en est pas même ralenti.
Source : Gallica

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