Alfred Driou

Résumé

Alfred Driou La mer et ses héros... (1875)

Du côté des Hollandais, M. de Ruyter était au corps de bataille, M. Tromp à l'avant-garde, et M. Bankert à l'arrièregarde.
Ruyter fit lever l'ancre et fit le signal de porter droit sur l'ennemi. L'action s'engagea à l'avant-garde; mais le danger où se trouvait M. Tromp par l'impétuosité de l'attaque du prince Rupert força Ruyter à venir à son secours. M. le comte d'Estrées, voyant le mouvement, marcha droit à Ruyter. Au même instant, l'arrière-garde hollandaise, vigoureusement poussée par huit ou neuf navires français, eut un moment de désordre qui pensa lui devenir fatal.
Source : Gallica

Alfred Driou La mer et ses héros... (1875)

La lutte qui allait s'engager dans l'entre-pont ne devait pas être moins terrible que la première. Le courage du désespoir devait faire faire des efforts surhumains pour venger le premier échec. Le second du Kent, qui commandait dans la batterie, honteux de voir son vaisseau tomber entre les mains d'un si petit nombre d'hommes, a pris la résolution de ne céder qu'à la dernière extrémité. Mais bientôt les Français se précipitent dans l'entre-pont et fondent sur les Anglais, le poignard et le sabre à la main. Là ce n'est plus un combat, mais une véritable tuerie.
Source : Gallica

Alfred Driou La mer et ses héros... (1877)

Celte chaloupe, sous les ordres
de maître Lely, montée par MM. de Caroye', d'Harcourt.
de Coislin, Jean Bart et quelques autres matelots, et armée à l'avant d'un canon de coursier de galère, avait pour mission d'aller à la rencontre du brûiot et de le couler. Chaque matelot avait à la ceinture un pistolet, un coutelas et une hache d'abordage, et un mousquet aux pieds. Abritée par les flancs du vaisseau, et enveloppée dans une vapeur jaune et épaisse comme la brume de mer, tant la fumée de la poudre était compacte, la chaloupe put facilement être cachée aux regards des officiers du brûlot.
Source : Gallica

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