HMS Victory

Définition et enjeux

Louis-Henri Moulin,  Les marins de la République : le vengeur et les droits de l'homme… (1894)

“ En moins de quinze minutes, le Victory perd son mât d'artimon, pon petit mât de hune, son grand mât de perroquet, coupés par les boulets ; ses manœuvres sont hachées, son pont couvert de morts ; Nelson est mortellement frappé. Le feu du vaisseau anglais s'éteint.
C'est alors que Lucas ordonne l'abordage. Déjà un aspirant et quatre matelots sont sur le pont du Victory, et deux cents hommes vont les suivre ; l'amiral anglais va être enlevé, et ce haut fait eût peut-être changé le sort de la bataille.
”
Source : Gallica

Édouard Chevalier,  Histoire de la marine française sous le consulat et l'empire… (1886)

“ La brise avait molli ; le Victory, quoique couvert de voiles, s'avançait lentement. Si l'escadre française avait eu de bons canonniers, le vaisseau anglais eût été mis rapidement dans l'impossibilité de poursuivre sa route, mais notre tir était tellement mauvais qu'il arriva jusqu'à nous, sans avoir éprouvé de sérieux dommages. Le mât de perroquet de fougue coupé, la roue du gouvernail brisée, des voiles déchirées, telles étaient ses avaries; ses pertes en hommes s'élevaient à vingt tués et trente blessés. ”
Source : Gallica

Constant Améro,  La Conquête de l'Océan, par Constant Améro…

“ Le Victory, vaisseau de 120 canons, porte le pavillon de l'amiral anglais.
Le Royal-Sovereign marche à la tête de la colonne commandée par Collingwood. Il reçoit sans y répondre le feu roulant de tous les navires à la portée desquels il se trouve. Sans dévier de sa route, sans rendre feu pour feu, il s'avance intact au milieu d'une canonnade dont le peu de justesse dénote l'inhabileté de nos artilleurs. Son équipage, couché à plat ventre sur le pont et dans les batteries, laisse voler hors de toute atteinte des projectiles qui ne causent même pas de sérieux dommages à la mâture du vaisseau.
”
Source : Gallica

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