Jurien de La Gravière, Revue des Deux Mondes
“ Incessamment battues par la vague, deux ou trois têtes de roche supportent depuis des siècles l’effort des ouragans qui désolent ces parages. On voyait la mer se briser sur le bord du récif, les embruns jaillir, semblables à une épaisse colonne de fumée, qui ne s’affaissait un instant sur elle-même que pour s’élancer plus haut encore. Nous passâmes à quatre ou cinq milles de l’écueil de Vele-Rete, n’osant pas, malgré la force des rafales, réduire notre voilure, de peur d’être entraînés par les courans près de ce banc dangereux. La brise cependant n’avait pas cessé de fraîchir. ”
