Jurien de La Gravière, Revue des Deux Mondes
“ Il est fort heureux, après tout, que les maîtres de l’île Célèbes ne soient pas nés plus railleurs, car une gaieté intempestive ne serait point sans danger avec les Macassars. Ce peuple, bien que soumis, sort d’une race fière et chatouilleuse. Il n’eût jamais été subjugué par une poignée d’étrangers, si avec sa bravoure il eût possédé ce qui fait la force des nations, — l’union et la discipline. A Macassar comme à Bonthain, l’arme favorite des indigènes est le kris, poignard à manche d’ivoire et à lame flamboyante, que l’homme du peuple et le noble portent également à la ceinture. ”
