Honoré de Balzac,
Scènes de la vie parisienne. Série 2
“ Monsieur Anselme vous aidera.Césarine dit d’une voix douce ces vagues paroles que la tendresse adoucit encore, et qui rendent le courage aux plus abattus, comme les chants d’une mère endorment les douleurs d’un enfant tourmenté par la dentition.—Oui, mon enfant, je vais lutter; mais pas un mot à qui que ce soit au monde, ni à Popinot qui nous aime, ni à ton oncle Pillerault. Je vais d’abord écrire à mon frère: il est, je crois, chanoine, vicaire d’une cathédrale; il ne dépense rien, il doit avoir de l’argent. A mille écus d’économie par an, depuis vingt ans, il doit avoir cent mille francs. ”
