“ « C’est un ange, car c’est Flora Mancini. » —— « Mancini ! » répéta Fabiano, en prenant un air à la fois plus affable et plus respectueux : « Êtes-vous, madame, » dit-il, « la fille orpheline d’Ugo Mancini, la sœur de Lorenzo, remise par lui sous ma garde ? » Depuis la soirée où il avait reçu cette noble marque de confiance, le comte, grace au soin constant que sa pupille prenait de l’éviter, ne l’avait point revue. Elle répondit à sa demande par un salut affirmatif, mais son cœur oppressé ne lui permit pas de proférer une seule parole. ”
Mancini
Définition et enjeux
Citations sur “Mancini”
Eugène Le Brun Dalbanne, Etude sur Pierre Mignard, sa famille et quelques-uns de ses tableaux… (1867)
“ Il est donc certain que notre portrait ne représente pas la nièce de Mazarin, Marie Mancini, cette brune Italienne à qui l'amour avait prêté tant de charmes qu'elle fut bien près de monter, malgré le cardinal, sur le premier trône du monde. Marie Mancini était loin d'être belle, mais « elle avait de l'esprit comme un ange et des yeux si tendres et si languissants 1 » qu'on pouvait difficilement leur résister. Louis XIV le savait bien quand elle lui fit cet adieu : « Vous m'aimez, Sire, vous pleurez; vous êtes roi, et cependant je pars !. » ”
Amédée Renée, Les nièces de Mazarin : études de moeurs et de caractères au XVIIe siècle… (1857)
“ Marie Mancini avait d'heureuses facultés : elle était courageuse, spirituelle et fière. Elle ressemblait un peu à cette reine Christine, qu'elle voyait à Rome intimement : elle aussi subordonna tout à ses désirs et à ses passions ; elle franchit la dernière barrière qu'une société facile lui opposait encore. Elle fit mentir les prédictions de l'astrologie, car elle ne troubla point le monde ; la pauvre femme, hélas ! ne bouleversa que sa propre vie. ”
Amédée Renée, Les nièces de Mazarin : études de moeurs et de caractères au XVIIe siècle… (1857)
“ Colbert, que le cardinal avait chargé de veiller sur sa famille, ne put rien sur cet esprit indépendant; il fit tout pour le maintenir à la cour, mais cette espèce d'oiseau sauvage lui échappa. Mancini aimait l'Italie, où il vivait plus libre qu'ailleurs ; quoi qu'il fît pourtant, il ne pouvait se dérober tout à fait à la vigilance de son mentor, dont les lettres grondeuses nous font deviner en partie les incartades de Mancini. ”
Madame de La Fayette,
Histoire d'Henriette d'Angleterre
(1853)
“ L'étoile qui lui donnait une autorité si entière s'étendit même jusqu'à l'amour. Le roi n'avait pu porter son coeur hors de la famille de cet heureux ministre, il l'avait donné dès sa plus tendre jeunesse à la troisième de ses nièces, Mlle de Mancini 1, et s'il le retira quand il fut dans un âge plus avancé, ce ne fut que pour le donner entièrement à une quatrième nièce, qui portait le même nom de Mancini 2, à laquelle il se soumit si absolument que l'on peut dire qu'elle fut la maîtresse d'un prince que nous avons vu depuis maître de sa maîtresse et de son amour. ”
“ Une haine violente pour ses ennemis, un ardent amour pour sa ville natale, étaient les sentimens qui remplissaient constamment l’ame de l’infortuné proscrit. Il les implanta dans l’imagination active de son fils, où ils se développèrent avec une force singulière. Lorenzo Mancini n’avait que douze ans à l’époque de l’exil de son père, et ses pensées se reportaient avec une tendresse bien naturelle vers ce lieu où il avait passé une si heureuse enfance, au milieu des soins les plus empressés, des sourires toujours prodigués à la grandeur, de toutes les douceurs que donne l’opulence. ”
Amédée Renée, Les nièces de Mazarin : études de moeurs et de caractères au XVIIe siècle… (1857)
“ Cette dynastie des Mancini, qui s'épanouit un matin si brillante, eut un déclin singulièrement rapide. Le sang de Mazarin ne porta point bonheur à ces races illustres auxquelles il s'était mêlé : la maison d'Este, les Stuarts, les Vendôme, les Conti, les Bouillon, les Soissons s'éteignirent. Ce sang ardent de l'Italie y donna naissance à des héros, mais la flamme se consuma vite. Ce fut surtout par l'intelligence que les Mancini brillèrent : le duc de Nevers et ses sœurs méritaient, sous ce rapport , un regard de l'histoire ”
Alexandre Dumas,
Le Vicomte de Bragelonne
“ « — Mon cher monsieur Bernouin, a-t-il répondu, le roi est amoureux fou de mademoiselle de Mancini. Voilà tout ce que je puis vous dire. » — Eh ! lui ai-je demandé, est-ce donc à ce point que vous le croyez capable de passer outre aux desseins de Son Éminence ? « — Ah ! ne m’interrogez pas ; je crois le roi capable de tout. Il a une tête de fer, et ce qu’il veut, il le veut bien. S’il s’est chaussé dans la cervelle d’épouser mademoiselle de Mancini, il l’épousera. » ”
Madame de La Fayette,
Histoire d'Henriette d'Angleterre
(1853)
“ Mlle Mancini était encore à la cour quand son onde mourut. Pendant sa vie il avait conclu son mariage avec le connétable Colonne, et l'on n'attendait plus que celui qui devait l'épouser au nom de ce connétable, pour la faire partir de France. Il était difficile de démêler quels étaient ses sentiments pour le roi, et quels sentiments le roi avait pour elle. Il l'avait passionnément aimée, comme nous avons déjà dit : et pour faire comprendre jusqu'où cette passion l'avait mené, nous dirons en peu de mots ce qui s'était passé à la mort du cardinal. ”
C. A. Walckenaer, Mémoires touchant la vie et les écrits de Marie de Rabutin-Chantal…
“ Marie de Mancini s'arma contre lui de tout l'ascendant que lui donnait l'amour sur le cœur d'un jeune roi qui connaissait toute la force de sa volonté, et qui comprenait fort bien que, maître de la destinée des autres, il devait aussi l'être de la sienne. ”
G. Valbert,
Revue des Deux Mondes
“ M. Mancini a déclaré, dans son discours au sénat italien, qu’il n’était animé d’aucun sentiment hostile à notre égard. Nous l’en croyons sans peine ; l’homme éminent qui a été choisi pour représenter l’Italie à Paris nous est un garant qu’on désire avoir de bons rapports avec nous. Nous croyons aussi qu’en accédant à la triple alliance, M. Mancini s’est proposé surtout de prouver et à l’Europe et au saint-père que l’Italie n’était pas isolée, qu’il y avait quelqu’un derrière elle. ”
Amédée Renée, Les nièces de Mazarin : études de moeurs et de caractères au XVIIe siècle… (1857)
“ Les morts et les mariages se succédèrent de près dans la famille du cardinal. Ses alliances devaient grandir encore : il finit par se donner un prince souverain pour neveu, en mariant sa nièce Laure Martinozzi à l'héritier de Modène. Peu de mois après, il unissait Olympe Mancini à un prince de la maison de Savoie. Mais, à mesure qu'il construisait l'édifice de sa grandeur, la mort frappait sans relâche sur sa famille. Il vit mourir à dix-neuf ans sa nièce Laure, duchesse de Mercœur ; puis son beau-frère, l'astrologue Mancini, finit ses jours à Rome la même année. ”
Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud, Le château de St.-Germain. Tome 2 (1837)
“ Philippe Mancini resta debout à la place qu'elle venait de quitter ; il passa la main sur son front, comme pour rassembler ses idées, ses projets, et murmura plein d'une indicible joie : — A présent, qu'importent tous les obstacles ! Malgré les intrigues de madame de Soissons, malgré la surveillance d'Eudoxie, malgré mon mariage, elle sera à moi. elle m'aime !. XI. APRÈS quelques jours d'absence , Philippe Mancini arriva un soir de Saint-Germain, sans que personne à l'hôtel de Soissons eût été prévenu de son retour. ”
comte de Roger de Rabutin Bussy, Histoire amoureuse des Gaules; suivie des Romans historico-satiriques du XVIIe siècle…
“ Le Roi et mademoiselle de Mancini, qui rougirent à ce discours, interdirent Son Éminence; mais, comme elle fut revenue à elle, elle dit au Duc: «Vous nous connoissez mal; nous faisons nos devoirs dans l'Église quand le cas le requiert; nous ne sortons point de notre sphère dans nos fonctions, puisqu'il est vrai que dans mon particulier j'en soutiens le fils aînée 17. Bien loin de traverser deux cœurs qui s'aiment, continua-t-il en regardant le Roi et sa nièce, je ferai de mon mieux pour satisfaire l'un et l'autre.» ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ MANCINI. On connaît sous ce nom cinq nièces de Mazarin : elles étaient filles d'une sœur du cardinal et de Laurent Mancini, baron romain, petit-fils de Paul Mancini, fondateur de l'Académie des Umoristi. Toutes étaient remarquables par leur beauté et leur esprit; toutes firent de brillantes alliances. L'aînée, Laure, épousa en 1651 le duc de Mercœur, fils du duc de Vendôme et mourut en couches dès 1657; la 2e, Olympe, épousa Eugène Maurice de Savoie, comte de Soissons (V. ce nom) ; la 3e, Marie, épousa le prince Laurent de Colonna, connétable de Naples (V. ci-après) ”
“ Son unique plaisir, dans les intervalles de calme du pauvre malade, était d’entendre de sa bouche les louanges de leur ville natale, et l’histoire des griefs que de temps immémorial les Mancini avaient eus contre les Tolomei. Bien qu’il fut doué des plus nobles qualités, Lorenzo était Italien, et comme tel, l’amour de sa patrie, la haine des ennemis de sa famille dominaient toutes les autres passions dans son cœur, où la solitude, l’absence totale de distraction leur avait fait prendre une énergie plus qu’ordinaire. ”
Amédée Renée, Les nièces de Mazarin : études de moeurs et de caractères au XVIIe siècle… (1857)
“ Le cardinal avait vu mourir deux Mancini, ses neveux, et les avait fort-regrettés. Il lui en restait un qui lui survécut : nous le glisserons parmi les nièces ; il servira d'appoint à ses sœurs. Philippe Mancini, né à Rome en l'an 1639, fut amené en France avec ses sœurs cadettes, alors que le cardinal y rentrait après son second exil. Il fut placé au collége de Clermont; ses maîtres n'eurent que médiocrement à se louer de lui, et il n'étudia pas avec autant de fruit que ses deux frères. ”
Henriette-Étiennette-Fanny Reybaud, Le château de St.-Germain. Tome 2 (1837)
“ Philippe Mancini ?. — Il est marié depuis deux jours, ma mère ! Sœur Saint-Jean-de-la-Croix retomba sur son siège; un éclair de colère et d'indignation brilla dans ses yeux ; elle murmura : Il est du même sang que Giulio de Mazara !. Deux fois frappée à mort par leurs mains!. Oh ! mon Dieu ! quel châtiment gardez-vous à ces âmes endurcies !. ”
Lucien Plédy, Brouage : ville forte du XVIe et du XVIIe siècle… (1925)
“ Et lorsque Marie Mancini, une ardente Italienne de vingt ans, fine, vive, nerveuse, emportée, assaillie par le destin qui s'acharne, prend une résolution, qui dira ce qu'il y avait dans les mobiles de sa décision, de passion sincère, d'ambitions déçues, de colère, de justes récrimi- nations, de dépit et de désespoir. ”
Jules Cousin, Les nièces de Mazarin : études de moeurs et de caractères au XVIIe siècle… (1856)
“ La conversation de Marie Mancini était brillante et hardie ; au jugement de madame de La Fayette, « elle avoit infiniment d'esprit. » Les hommes les plus sérieux de la cour s'arrêtaient à converser avec cette fille, qui les abordait vaillamment, qui n'avait pas peur de parler politique avec de Lyonne ou Servien, de morale avec La Rochefoucauld, d'histoire avec Saint-Évremond, de guerre peut-être avec Turenne. Elle interrogeait du moins, et prêtait l'oreille avec sa naïve et ardente curiosité. Souvent aussi elle faisait des lectures tout haut, dans le cercle intime de la reine ”
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon,
Mémoires
“ Elle étoit née à Rome en 1646, de Michel-Laurent Mancini, mort en 1657, et d’une sœur du cardinal Mazarin, mariée en 1634, et morte en 1656. Ces Mancini ne sont connus depuis 1380 que par des contrats d’acquisitions et de vente du prix de quarante ou cinquante florins, et des dots de quarante et cinquante ducats jusque très tard. Jamais aucun emploi de nulle sorte, jamais ni fiefs ni terre, jamais une alliance qui se puisse nommer, ni active ni passive. ”
Voltaire,
Œuvres de Voltaire Tome XIX: Siècle de Louis XIV.…
(1830)
“ Ce prince se tint dans Calais. Ce fut là que Cromwell lui envoya une ambassade fastueuse, à la tête de laquelle était son gendre, le lord Falconbridge. Le roi lui envoya le duc de Créqui, et Mancini, duc de Nevers, neveu du cardinal, suivis de deux cents gentilshommes. Mancini présenta au protecteur une lettre du cardinal. Cette lettre est remarquable; Mazarin lui dit «qu’il est affligé de ne pouvoir lui rendre en personne les respects dus au plus grand homme du monde.» C’est ainsi qu’il parlait à l’assassin du gendre de Henri IV, et de l’oncle de Louis XIV, son maître. ”
P. Scudo, Revue des Deux Mondes
“ Mancini, qui mourut à Vienne le 4 janvier 1800, et qui remplissait toutes les conditions qu’exigeait la chaste Marie-Thérèse d’un maître qui devait avoir l’honneur d’approcher les belles princesses dont elle était la mère, Mancini a formé un grand nombre d’élèves, parmi lesquels on nous permettra de citer l’infortunée Marie-Antoinette. ”
Jules Cousin, Les nièces de Mazarin : études de moeurs et de caractères au XVIIe siècle… (1856)
“ Hier, la dame de Mancini, soeur de Son Éminence, après une maladie d'environ quinze jours, mourut dans son appartement au Louvre, sur la fin de sa quarante-deuxième année, avec un deuil universel de toute la cour, particulièrement de Leurs Majestés, pour les rares qualités qui la rendoient des plus considérables, et principalement pour sa grande piété et cette haute vertu qu'elle a fait paroître jusques à son décez, mais dans laquelle elle montroit tant de douceur et de bonté que c'était une vertu tout à fait charmante. ”
comte de Roger de Rabutin Bussy, Histoire amoureuse des Gaules; suivie des Romans historico-satiriques du XVIIe siècle…
“ Il descendit chez elle que le Cardinal y étoit; mais le grand empressement du Roi pour voir mademoiselle de Mancini ôta la liberté à Son Éminence de sortir sans se trouver sur les pas de Sa Majesté, qui lui dit en le retenant par le bras: «Je suis bien aise de vous voir ici, non que j'y vienne pour vous, n'y ayant que mademoiselle votre nièce qui m'y attire. Je vous conseille, monsieur le Cardinal, si vous voulez que nous vivions ensemble, de ne point désormais troubler mon repos; autrement je répondrai de vous, dussé-je avoir l'Église à dos.» ”
Lucien Plédy, Brouage : ville forte du XVIe et du XVIIe siècle… (1925)
“ Un jeune Roi s'y brûla les yeux, puis le cœur. Il songeait peut-être à Marie Mancini, le moraliste qui écrivait : « si une laide se fait aimer, ce ne peut être » qu'éperdûment, car il faut que ce soit, ou par une étrange » faiblesse de son amant, ou par de plus secrets et de plus » invincibles charmes que ceux de la beauté ». La faiblesse de Louis XIV ne suffirait pas à expliquer un sentiment qui était né, sans doute, de ces « charmes invincibles » de l'Italienne. ”
Lucien Plédy, Brouage : ville forte du XVIe et du XVIIe siècle… (1925)
“ Notre liberté de décision n'est vraiment que bien relative. Chaque femme aime et se venge suivant son tempérament. La douce Louise de la Vallière, abandonnée, se retire dans un couvent ; Mme de Montespan, qui était toute fureur va jusqu'au crime et tente d'empoisonner le Roi ; Marie de Mancini, avant tout orgueilleuse, ne veut pas jouer le rôle d'une abandonnée; elle veut, par un mariage princier, continuer à exciter l'envie et la jalousie des dames de la Cour. Mais ce n'est que du dépit amoureux. Elle ne parvient pas à oublier le Roi. ”
“ Cependant si la comtesse se montrait dédaigneuse et repoussante envers Flora, il n’en était pas de même de ses compagnes. C’étaient de bonnes et aimables filles de la bourgeoisie de Sienne, ou des dépendans de la maison Tolomei. Le temps de l’exil de Mancini était déjà trop éloigné pour que ces jeunes esprits eussent pu recevoir des semences de haine contre cette famille ; et leurs rapports journaliers avec la douce orpheline devaient nécessairement leur inspirer un vif attachement pour elle. ”
Discours prononcés sur la tombe de M. le chanoine Mancini… (1859)
“ A peine âgé de cinquante huit ans, le curé Mancini pouvait espérer encore bien des jours de vie, lorsqu'une courte maladie, dont il avait ressenti les premières atteintes depuis peu de mois, l'a enlevé à l'affection de tous ceux qui l'ont connu. ”
Gustave Larroumet,
Revue des Deux Mondes
“ On connaît assez Marie Mancini, cette fière et fantasque nièce de Mazarin, qui espéra un moment épouser Louis XIV, se rabattit sur l’alliance d’un très riche prince romain, Colonna, connétable du royaume de Naples, le quitta brusquement, fatiguée qu’elle était de sa jalousie assez justifiée, et, après de longues courses en France et en Espagne, mourut, après avoir failli devenir reine de France, dans une obscure retraite, à Pise, en demandant que l’on gravât sur son tombeau cette simple épitaphe : « Marie Mancini Colonna, poussière et cendre [7] . » ”
Pierre de Coubertin,
Histoire universelle — Tome IV
“ Il y a d’un côté l’homme privé, celui qui, dépourvu de préjugés, a voulu à vingt ans se fiancer à Marie Mancini et qui, à quarante neuf ans, épouse madame Scarron [3] , celui de qui la générosité excessive a obligé beaucoup d’ingrats et qui s’est contraint sans révolte à d’insupportables corvées — et puis, de l’autre côté, le grand prêtre sévère et distant, immolant sans pitié à la Raison d’État des victimes innocentes, s’entourant d’une pompe dont la vaine solennité versait volontiers dans le ridicule et défiant parfois le bon sens par l’audace de ses prétentions. ”
