Résumé

Eugène Le Brun Dalbanne Etude sur Pierre Mignard, sa famille et quelques-uns de ses tableaux… (1867)

Quelle grâce enfin dans tous ces anges qui adorent silencieusement celui que le ciel pleure et que les hommes vont bientôt immoler! Le sentiment peut-il aller plus loin , et Mignard ne s'est-il pas élevé jusqu'aux sommets de l'art lorsqu'il a donné à sa pensée une forme aussi accomplie?
Et le coloris, est-ce qu'il n'est pas de tous points digne de l'ordonnance et du dessin? Que de vérité et de morbidesse dans les carnations! Ne voit-on pas le sang courir sous l'épiderme?
Source : Gallica

Eugène Le Brun Dalbanne Etude sur Pierre Mignard, sa famille et quelques-uns de ses tableaux… (1867)

Tout d'ailleurs l'indique : c'est une beauté triomphante qui rivalise avec l'éclat des fleurs, et, si les Amours la présentent au monde, ce sont les Grâces qui la soutiennent, les Grâces devant lesquelles la beauté même s'incline, puisqu'on a dit d'elles, qu'elles sont « plus belles encore que la beauté 1. »
Or, je le demande, un pareil portrait pouvait-il être celui de Mlle de Lavallière, de cette petite violette qui, aimant plus le roi que la royauté, aurait voulu cacher son bonheur à toute la terre de peur que quelqu'un ne vînt le lui ravir.
Source : Gallica

Eugène Le Brun Dalbanne Etude sur Pierre Mignard, sa famille et quelques-uns de ses tableaux… (1867)

Il est bien évident que notre portrait ne représente pas Mme de Montespan à ce déclin de son existence. Quelque belle qu'elle pût être encore, les grâces de la première jeunesse s'étaient envolées avec les amours, et Mignard savait trop son monde pour évoquer de pareils souvenirs. Les regrets d'ailleurs sont d'autant plus cuisants aux femmes qu'ils ne les embellissent jamais, et que s'ils raniment pour elles les jours évanouis, ce n'est plus qu'en leur montrant de vains fantômes.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature