Résumé

La peinture française au musé du Prado (1925)

Pour ceux, et c'est notre cas, à qui il n'a pas été donné de se spécialiser et d'acquérir ainsi une éducation exceptionnelle de la mémoire dans ce domaine, la plus grande difficulté des recherches, en matière d'iconographie, est de trouver des termes certains de comparaison. Le plus souvent, quand on rencontre un portrait dont on ne connaît ni l'auteur, ni le modèle, on en est réduit à supposer, d'après le style de la peinture, le costume du personnage ou d'autres éléments indirects du même genre, que ce portrait représente telle ou telle figure historique.
Source : Gallica

La peinture française au musé du Prado (1925)

Un exemple, typique entre tous, montrera suffisamment combien, à ce point de vue, la collection française de Madrid était mal classée et mal connue. Le Pradio possède (n° 2337) une excellente réplique du portrait de Philippe V, roi d'Espagne en 1700, par Rigaud, dont l'original est au Louvre (n° 782) . S'il est une toile célèbre dans l'histoire de l'art français, c'est bien celle-là. Il en est question dans tous les manuels, comme dans l'Histoire des peintres de Charles Blanc; la gravure de Drevet et la photographie ont popularisé ce chef-d'œuvre de noblesse, d'élégance et de distinction.
Source : Gallica

La peinture française au musé du Prado (1925)

Il y a donc peu à tirer des divers auteurs qui ont écrit sur le Prado. D'autre part, les indications fournies par les anciens inventaires des collections royales sont des plus sujettes à caution. Loin d'être ici en présence d'une tradition sérieusement établie et fidèlement transmise, le chercheur ne rencontre trop souvent qu'erreurs et méprises qui l'égarent et le laissent dans l'ignorance ou l'incertitude. D'un inventaire à l'autre, le même tableau est qualifié d'original ou de copie, mis sous les noms de Gobert, puis de Ranc ou de Rigaud !
Source : Gallica

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