Sébastien Bourdon

Définition et enjeux

Musée Fabre Musée de Montpellier. La Galerie Bruyas (1876)

Malgré ses tendances éclectiques et l'universalité de ses aptitudes pit-
toresques, Sébastien Bourdon garde, dans l'École Française, sa personnalité très-distincte et très-haute. On le reconnaîtra toujours à son beau cachet de vérité poétique dans ses tableaux d'histoire, dans ses paysages et dans ses portraits idéalisés. A la plus vive et à la plus délicate pénétration du modèle, il ajoute tout le charme, toute l'expérience de la vie et du savoir. C'est un peintre, à la fois très-fidèle et de la plus belle imagination.
Source : Gallica

Portrait de Arsène Houssaye Arsène Houssaye Les Charmeresses (1878)

Elles ont presque toujours, quand elles ne peignaient pas le portrait, reproduit les œuvres de leur père.
Ce qui a manqué à Sébastien Bourdon, c'est le temps.
Le temps est un grand maître trop méconnu. Sébastien Bourdon vivait en courant ; il n'a jamais étudié avec la réflexion patiente. Quand il était à Rome, il ne pensait qu'à l'école de Venise ; quand
il était à Venise, il se rappelait Raphaël avec toutes les magies du souvenir.
Source : Gallica

Jean-Baptiste Deperthes Histoire de l'art du paysage depuis la renaissance des beaux-arts jusqu'au dix-huitième siècle… (1822)

Sébastien Bourdon, à son retour de Rome, le cultive en France avec succès. Original dans ses concep tions, mais trop peu assidu à l'étude de la nature, il ne porte point ses pas dans la carrière aussi loin que les plus grands modèles : néanmoins il peut en servir lui-même pour la poésie de ses inventions qui parlent à l'imagination bien mieux que les ouvrages de la Hire, son compatriote, dont le mérite se borne à charmer les yeux par la finesse de la touche et l'harmonie du coloris, sans atteindre à la noblesse du genre historique.
Source : Gallica

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