École française de peinture

Définition et enjeux

J. Bertrand Revue des Deux Mondes

Plus savante et plus scrupuleuse dans l’évocation du passé, plus perspicace et plus exacte dans la figuration du présent, plus ouverte à toutes les manifestations de la vie, la peinture moderne, dont l’École française occupe le premier rang, peut soutenir la comparaison avec les grandes écoles de tous les temps et de tous les pays, car, tout en se renouvelant, elle a prouvé qu’elle était capable de progrès.
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Portrait de Charles Blanc Charles Blanc Les Beaux-Arts à l'Exposition universelle de 1878 (1878)

Condamné à satisfaire les goûts capricieux de quelques riches amateurs, et privé des besognes illustres que lui commande le gouvernement, l'art statuaire serait infailliblement conduit à une décadence rapide, ou à rapetisser de plus en plus son domaine et la perfection de ses ouvrages.
Mais comment se peut-il que l'École française,
avec le seul appui de la Direction des beaux arts, demeure si forte en sculpture, se maintienne toujours à un niveau relativement élevé, et ne nous donne jamais le spectacle de l'affaiblissement dans lequel nous voyons, de temps à autre, tomber la peinture ?
Source : Gallica

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