Ernest Chesneau,
La peinture française au XIXe siècle…
(1883)
“ Les Vierges de l'école d'Ombrie, le Christ de Prudhon me vont au cœur, je les adore ; je regarde en face un Christ de Rubens, j'admire les Vierges de Raphaël. L'émotion dans l'art est voulue, je le sais ; mais qu'on ne s'y trompe pas, celle qui, d'un tableau, se répand au dehors, avait son point de départ dans la nature même du peintre. L'émotion du cerveau est bien faible, celle du cœur doit se communiquer à l'âme du spectateur, toute chaude encore, si l'expression n'est pas trop risquée, de son passage à travers l'âme de l'artiste. ”
