Résumé

André Michel Sur la peinture française au XIXe siècle (1928)

En dehors des anciens et des maîtres, il n'y a, il ne peut y avoir que caprice et divagation! Il n'y a rien d'essentiel à trouver dans l'art, après Phidias et après Raphaël. Mais il y a toujours à faire, même après eux, pour maintenir le culte du vrai et pour perpétuer la tradition du beau! » Et enfin et par-dessus tout, en grandes majuscules d'or au mur de l'atelier : « Le Dessin est la probité de l'Art. » Mais le diable — et Delacroix — répondait : « Quel dessin? Celui d'Holbein ou celui de Rembrandt? Celui même de Raphaël ou celui de Michel-Ange? »
Source : Gallica

André Michel Sur la peinture française au XIXe siècle (1928)

On sait le résultat et comment il encadra son Massacre dans la splendeur d'un paysage ensoleillé, où, sous le ciel bleu, çà et là voilé de nuages roux et de fumées d'incendie, les terrains sablonneux s'enlèvent et fuient à l'horizon doré. C'est une scène de massacre et c'est un beau décor.
Pensait-il déjà à la peinture monumentale? Il n'en faut pas douter : Rubens, Michel-Ange et Velásquez, à cette heure, l'excitent entre tous. Il meurt d'envie « d'étaler sur une toile brune ou rouge de la bonne grasse couleur et épaisse ».
Source : Gallica

André Michel Sur la peinture française au XIXe siècle (1928)

« Messieurs, le reflet, le chapeau à la main, doit toujours être prêt à sortir d'un tableau au moindre signe ! » Monsieur Ingres, disait Delacroix à George Sand, croit que la couleur est faite pour embellir; il ne sait pas que, avant tout, elle est faite pour animer. Il ne se doute pas que tout est reflet dans la nature, que toute la couleur, c'est un échange de reflets. Il a semé dans la Stratonice, sur tous les objets qu'il a fait poser devant lui, de « petits compartiments de soleil qu'on dirait saisis au daguerréotype, et il n'y a ni soleil, ni lumière, ni air dans tout cela » !
Source : Gallica

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