Puvis de Chavannes

Définition et enjeux

André Michel Notes sur l'art moderne : [peinture… (1896)

Puvis de Chavannes ne s'est jamais posé en chef d'école et en réformateur. On peut du moins marquer, d'un banquet à l'autre, l'évolution significative du « grand art » et de sa conception en France. Ce qu'avait voulu ou rêvé l'ancien classicisme, au moins dans ses plus glorieux représentants — non pas, certes, le formalisme étroit et sectaire d'un David , mais la grande et haute pensée d'un Poussin, — reste reconnaissable et constant dans l'œuvre de Puvis.
Source : Gallica

G. Scheid L'Oeuvre de Puvis de Chavannes à Amiens (1907)

Puvis de Chavannes a abouti à ces hauts spectacles. Il a commencé par peindre l'instinct, il a fini par exprimer la pure poésie, l'idéal. A la fin de son œuvre, dans le panneau qui orne la bibliothèque de Boston les Muses quittent légèrement la terre et s'élèvent d'un élan intérieur en dressant des lyres et des palmes dans l'air calme vers le dieu jeune de la poésie et de la beauté, de qui rayonne une lumière invisible aux yeux de la chair. Ce qui ne manque pas à l'œuvre de l'artiste manque à celle qu'il a laissée à Amiens. Il faut le regretter sans l'en accuser.
Source : Gallica

Portrait de Odilon Redon Odilon Redon À soi-même : Journal

À l’horizon les montagnes ne seront plus qu’une arête qui se découpera sèchement sur le ciel, comme en un décor.
Puvis de Chavannes est presbyte par abstraction : il a dû réfléchir longtemps avant de peindre et de trouver sa voie, cette voie discutée et contestée comme toutes celles qui découvrent une intelligence personnelle. Bien lui a valu pourtant de la trouver et de la suivre, puisqu’il a pu nous livrer son esprit sans réserve, peindre son rêve, et faire en un mot une œuvre que l’on imite et qui restera : il a trouvé un style.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature