Frédéric Soehnée

Élements biographiques

Frédéric Soehnée Centenaire du lycée (1804-1904… (1904)

Ce n'est pas seulement la fête du Lycée que nous célébrons aujourd'hui; c'est, comme vous l'avez dit, poète, la fête du souvenir et la fête de l'espérance. C'est aussi pour tous la fête de la jeunesse, car lorsque les anciens élèves se réunissent et qu'ils songent à ce Lycée, ils oublient pour un instant et les soucis de la vie et le poids de l'âge. Une seule vision passe devant leurs yeux, c'est la vision ensoleillée de l'heure où la vie s'ouvrait devant eux, au milieu de ces murs qu'ils ont trouvés jadis si sombres, et qui, pour eux, rayonnent aujourd'hui.
Source : Gallica

Frédéric Soehnée Centenaire du lycée (1804-1904… (1904)

Le Lycée, que, dans l'insouciance du jeune âge, on n'avait pas su voir tel qu'il est, se révélait tout à coup et l'on croyait presque parcourir pour la première fois sa chapelle, ses cuisines gothiques, ses escaliers monumentaux, ses galeries tant admirées, alors qu'elles étaient, non des dortoirs, mais une célèbre bibliothèque. La tour de Clovis surtout exerçait une irrésistible attraction; elle qui d'ordinaire garde impitoyablement ses secrets, se laissait complaisamment envahir
Source : Gallica

Frédéric Soehnée Centenaire du lycée (1804-1904… (1904)

Les élèves arrivèrent en foule et quelques années plus tard, en 1810, Augustin de Wailly pouvait écrire avec orgueil dans un rapport adressé au Grand-Maître de l'Université : « Le Lycée Napoléon est en ce moment la maison la plus nombreuse de l'Empire, soit en pensionnaires, soit en externes (1) . » Ainsi tout lui présageait une heureuse carrière.
Ce qu'il a été depuis, Messieurs, vous le savez assez: les jeunes l'ont appris de leurs aînés et tout ici vous le rappelle. Voilà pourquoi nous avons voulu que notre fête eût lieu entre ces murs vénérables.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature