Eugène III

Définition et enjeux

Portrait de Albert Pulitzer Albert Pulitzer,  Le roman du prince Eugène : une idylle sous Napoléon Ier (1894)

“ La réponse d'Eugène ne se fit pas attendre, et dans cette réponse, nulle allusion aux tristesses de leur prochain
avenir. Ainsi, à la veille de cette année 1814, qui allait les arracher d'Italie, pas même un souvenir, un regret, ni pour cette belle couronne entrevue, puis offerte et refusée, ni pour ce trône dont il allait probablement descendre, après en avoir joui pendant tant d'années. Non, ces deux amants se contentent de mêler leurs vœux d'intime bonheur, leurs promesses de s'aimer, et de s'aimer encore davantage! Étrennes du cœur, certes plus précieuses que le plus riche cadeau!
”
Source : Gallica

Portrait de Albert Pulitzer Albert Pulitzer,  Le roman du prince Eugène : une idylle sous Napoléon Ier (1894)

“ Au milieu de tant de tristesses, au seuil même du désastre final, la vice-reine n'oublie pas son cadeau habituel au prince, précieux surtout par les gages d'inaltérable amour qui l'accompagnent. Mais les étrennes les plus belles sont à coup sûr celles que, par ses succès militaires, Eugène donne à Napoléon et à la France. Sur toute l'étendue du vaste empire en partie écroulé déjà, seule l'Italie et seul son prince héroïque illustrent encore de quelque gloire suprême les aigles françaises, à la face de l'Europe, prête à violer le sol sacré de la patrie. ”
Source : Gallica

Portrait de Albert Pulitzer Albert Pulitzer,  Le roman du prince Eugène : une idylle sous Napoléon Ier (1894)

“ Eugène s'éteignait à la fleur de l'âge; il n'avait que quarante-deux ans et quelques mois. Des ravages organiques avaient hâté la fin d'une vie qui promettait d'être, après tant d'orages politiques, de dangers courus, de séparations pénibles, pour glorieuses qu'elles eussent été, comblée de repos et de bonheur auprès de celle que Napoléon avait appelée, « la plus belle princesse de son temps ». Le roi de Bavière voulut montrer, par les honneurs insignes dont il entoura la dépouille mortelle de son gendre, en quelle haute et affectueuse estime il tenait cet héroïque soldat de l'Empire. ”
Source : Gallica

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