Jacques Normand, Les Moineaux francs (1887)
“ LE VIEUX MAÇON Un matin de printemps. Je lis à ma fenêtre. Paris bâille et s’étire aux doux rayons d’avril. La nature sourit, heureuse de renaître : Dans les airs attiédis flotte un parfum subtil. Sur un arbre voisin, le peuple ailé volète, Et les passants s’en vont, rêveurs et nonchalants ; Par ce clair renouveau de la grand’ville en fête, Les cœurs battent plus vite et les pas sont plus lents. À gauche, près de moi, sur un échafaudage, La truelle à la main, blanc sur le ciel d’azur, Un ouvrier maçon, un vieux, courbé par l’âge, Travaille, en plein soleil, à recrépir le mur. ”
