Jacques Normand, À tire-d’aile
“ Embrassant d’un regard et la France et l’Espagne, Voici mourir Roland, neveu de Charlemagne ! Cependant que sur l’herbe verte il s’est pâmé, Un Sarrasin félon, voyant son œil fermé, S’approche doucement, puis tout à coup : « Victoire ! » Dit-il : « Roland n’est plus, et maintenant sa gloire « Ne vaut pas un bouton ! Et voici Durandal « Que je vais emporter dans mon pays natal, « En Arabie !... » Il dit, et vers ce corps immense, Ce corps du plus vaillant chevalier de la France, Il tend la main, craintif, le cœur épouvanté Devant tant de grandeur et d’immobilité. ”
