Fritz Masoin

Résumé

Fritz Masoin Nadine

Avec moi, dans la mort, il reste enseveli.
Me crois-tu maintenant ?
Me crois-tu maintenant ? — Alors, c’est vrai, dit Pierre,
Ton printemps fut à moi ?
Ton printemps fut à moi ? — Vrai, comme la lumière
De l’étoile là-haut !
De l’étoile là-haut ! — Et me pardonnes-tu
Ma folie ? Ah ! le misérable ! L’avoir cru !
Me pardonnes-tu ?
Me pardonnes-tu ? — Oui, Pierre, je te pardonne !
— Il nous reste alors l’été pour nos amours ! Bonne,
Le veux-tu ?
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Fritz Masoin Nadine

Tout l’or est dans son âme, et toutes les misères
Ont leur étoile en elle. Aussi ne croyez pas
Qu’elle m’ait enjôlé ; j’ai marché dans ses pas
Parce que j’ai voulu. C’est moi qui sur sa route
Ai jeté mon amour afin qu’elle l’écoute,
Et puisqu’elle a tremblé aux mots que je semais,
Je lui suis et lui reste attaché à jamais.
— Cest ce que nous verrons, clama le meunier blême,
Car j’irai, oui, j’irai le lui crier moi-même
Qu’elle est une intrigante aux provoquants regards,
Rôdeuse de chemins et voleuse de gars.
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Fritz Masoin Nadine

Se confier à la vie et renaître à l’aurore !
Elle marchait ainsi dans les derniers rayons,
Lorsque soudain surgit une apparition :
Pierre était devant elle. Elle n’eut qu’un cri : Pierre !
Et sa voix s’éteignit, et ses bras supplièrent
Vibrants, tendus vers lui en un geste infini
De détresse lassée où se trouvaient unis
L’abandon et l’amour ouvrant larges leurs ailes
Pour monter, comme l’oiseau, vers le nid fidèle.
— Pierre ! Pierre ! dit-elle.
— Pierre ! Pierre ! dit-elle. Et Pierre recula.
— Arrière ! cria-t-il : c’est donc toi, te voilà !
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