Résumé

Louise Priou Joyaux du printemps : choix de fables et poésies propres au développement du coeur et de… (1868)

LE VENT ET LE NUAGE
Le nuage disait au vent : « 0 toi dont le souffle puissant Toujours me tourmente et me chasse, Et du matin au soir et du soir au matin, Pour un jour seulement, ah ! laisse-moi, de grâce !
M'endormir au sein de l'espace, Et je repartirai demain ! »
Le vent répondit au nuage : « Non, tu n'auras point de sommeil !
Si dans mon incessant voyage, Je te poursuis sans cesse, enfant du sombre orage, C'est que tu caches le soleil ! »
Et de la vérité le soleil est l'image : Elle doit resplendir d'un éclat immortel ;
C'est en vain que l'erreur la couvre d'un nuage
Source : Gallica

Louise Priou Joyaux du printemps : choix de fables et poésies propres au développement du coeur et de… (1868)

Oh ! le malheur ! oh ! la perte cruelle !
Deuil sans égal, tu le verras plus tard ; Car nul, enfant, ne t'aimera comme elle, N'aura pour toi cœur tendre et doux regard.
Et puis, souvent la vie est bien amère.
Notre pied saigne en un rude chemin ; Plus d'une fois tu chercheras ta mère, Mais, pauvre enfant, tu chercheras en vain.
Comme une mère, en sa sainte tendresse, Sait, par l'exemple, au bien encourager !
Et doucement, avec une caresse, En souriant, reprendre et corriger !
Un jour viendra, peut-être un maître austère
Va te gronder en citant du latin
Source : Gallica

Louise Priou Joyaux du printemps : choix de fables et poésies propres au développement du coeur et de… (1868)

Gai papillon, qui vas par la prairie D'un vol léger caresser chaque fleur, Tu n'as donc pas de famille chérie A qui donner ton travail et ton cœur?
Et quand le soir, à l'ombre d'une rose, Beau voyageur, tu viens te reposer, Il manque a ton sommeil la plus charmante chose, Un doux bonsoir dans un tendre baiser.
Nous admirons l'éclat de ta parure Que Dieu forma d'un rayon de soleil, Vivante fleur, qui prends ta nourriture Dans les parfums d'un calice vermeil.
A toi l'air libre, à toi grâce et richesse,
Etre charmant qu'un souffle peut briser, De mes parents chéris, oh !
Source : Gallica

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