Résumé

Jacques-Louis Lacour Le Chevalier Bayard, héroïde, par J.-L. Lacour… (1841)

R De leur seul avenir son âme est occupée; Pour fortune Bayard n'a-t-il pas son épée ?
C'est à leurs pieds qu'il tombe et dépose son or.
Leur résistance est vaine, il a plus qu'un trésor : Il voit couler les pleurs de la reconnaissance!
Il a fait des heureux, voilà sa récompense ; Et, fier de voir aimé le chevalier français, Lui-même avec orgueil emporte ses regrets.
Plus de rêves d'amour, plus d'indignes entraves, Ni de ces fers dorés qui plaisent aux esclaves, Bayard les brise tous. Gloire, Patrie, Honneur, Sont les seuls mots sacrés qui font battre son cœur !
Source : Gallica

Jacques-Louis Lacour Le Chevalier Bayard, héroïde, par J.-L. Lacour… (1841)

La vertu seule prête un lustre au vrai courage ; Elle seule le rend calme devant l'orage; Du guerrier qui l'écoute au milieu des combats Elle enflamme le cœur, elle affermit le bras; Avec elle il devient humain , sage et terrible ; Plus il l'honore et plus il se sent invincible ; Et s'il faut qu'il accepte un glorieux trépas, La vertu le grandit, son nom ne périt pas.
En refoulant le temps sous nos vieilles bannières, J'ose chanter ici le héros de Mézières, B Bayard, dont la vertu, la vaillance et la foi Armèrent chevalier son général, son Roi.
Source : Gallica

Jacques-Louis Lacour Le Chevalier Bayard, héroïde, par J.-L. Lacour… (1841)

Et demain le Guerrier, couché sur la poussière, Ne les reverra plus géants sous sa bannière ; L'arquebuse le frappe; elle a porté la mort!.
Du traître qui le plaint c'est lui qui plaint le sort. Y Il lui dit, en baisant la croix de son épée : « Elle du sang français du moins n'est pas trempée ; « Et tu verses le mien!. Je te pardonne. Adieu!» Le héros a compris la parole de Dieu ; Il expire. Et son âme, aussi pure que belle, Joint son rayon de gloire à la gloire éternelle!.
Ainsi mourut Bayard , pour la France et son Roi , En soldat, en chrétien, plein d'amour et de foi !
Source : Gallica

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