Rodolphe d' Ornano, Les Tourangelles : poésies (1839)
“ Que la vie te soit facile, Exempte d'ennuis et de fiel, Plus pure qu'une onde tranquille, Plus douce qu'un rayon de miel. Que la coupe de l'espérance, S'épande sur ton jeune front ; Que la corne de l'abondance, Enfant, pour toi n'ait pas de fond. Endors-toi, calme comme un ange, D'un long et bienheureux sommeil, Sans que jamais un rêve étrange Hâte l'instant de ton réveil. Quand tu seras grande, ma fille, Prends pour devise : charité ; Les malheureux sont la famille De l'éternel Dieu de bonté, Sois pleine d'amour pour ta mère, C'est servir Dieu que de chérir Celle dont tu tiens la lumière ”
