Rodolphe d' Ornano

Résumé

Rodolphe d' Ornano Les Tourangelles : poésies (1839)

Que la vie te soit facile, Exempte d'ennuis et de fiel, Plus pure qu'une onde tranquille, Plus douce qu'un rayon de miel.
Que la coupe de l'espérance, S'épande sur ton jeune front ; Que la corne de l'abondance, Enfant, pour toi n'ait pas de fond.
Endors-toi, calme comme un ange, D'un long et bienheureux sommeil, Sans que jamais un rêve étrange Hâte l'instant de ton réveil.
Quand tu seras grande, ma fille, Prends pour devise : charité ; Les malheureux sont la famille
De l'éternel Dieu de bonté, Sois pleine d'amour pour ta mère, C'est servir Dieu que de chérir
Celle dont tu tiens la lumière
Source : Gallica

Rodolphe d' Ornano Les Tourangelles : poésies (1839)

Oui, d'abord c'est l'amour, la femme qu'on réclame, On demande un sein blanc, de noirs cheveux luisants, Surtout un tendre cœur pour comprendre votre âme, Et vos transports brûlants.
Dans vos veines aussi bouillonne palpitante, L'ardeur de s'illustrer, l'ardeur d'avoir un nom, Un nom pour le donner à votre jeune amante, Pleine d'ambition.
Et puis, c'est du plaisir l'attrait qui vous enivre, Le plaisir qu'on s'invite à savourer gaîment, Le plaisir qui promet à celui qui s'y livre Un doux entraînement.
Source : Gallica

Rodolphe d' Ornano Les Tourangelles : poésies (1839)

Là, c'est un orateur soutien de la patrie; Plus loin , c'est un guerrier qui termina sa vie Dans les champs de l'honneur.
Du poëte, à côté, s'élève l'humble pierre ,
Et pour tous ce n'est rien qu'une couche de terre Où naît la triste fleur.
Oui, lorsqu'à pareil jour je remplis, chaque année, Une tàche à mon cœur pour jamais imposée, Quand je viens saluer La colonne élevée aux mànes d'une mère, Devant ce souvenir touchant et funéraire, Qu'il m'est doux de pleurer !
Source : Gallica

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