Pierre Laurent de Belloy, Le siège de Calais (Paris, par les Comédiens Français ordinaires du Roi… (1767)
“ Je hais ces cœurs glacés & morts pour leur Pays, Qui, voyant ses malheurs dans une paix profonde , S'honorent du grand nom de Citoyen du monde ; Feignant dans tout climat , d'aimer l'humanité , Pour ne la point servir dans leur propre Cité : Fils ingrats, vils fardeaux du fein qui les fit naître , Et dignes du néant, par oubli de leur être. SAINT-PIERRE. Nous l'avouerons sans fard ; mourant pour les Français , Nous espérons laisser des noms chers aux Anglais : Plus rivaux qu'ennemis d'un Peuple magnanime, Notre plus beau laurier, Seigneur, est son estime. ”
