Auguste de Beaumont

Résumé

Auguste de Beaumont La Franciade , poëme (1829)

Quand fange des tombeaux plane sur notre France, Et jeunesse et beauté, vertu comme talent, Non, rien n'est épargné ; les femmes constamment Libres dans les cachots, à la mort, ô merveille !
Joignent à leur douceur une force pareille.
Le prêtre, le proscrit, bien mieux le criminel, Près d'elles vont chercher, comme au pied de l'autel,
Refuge, abri, salut. Oui, de ces héroïnes Pour chaque infortuné protectrices divines, L'esprit ingénieux, rempli de fermeté, Toujours émeut, souvent fléchit la cruauté ; Méprise tout danger, offre tout sacrifice Pour sauver l'innocence, et braver l'injustice.
Source : Gallica

Auguste de Beaumont La Franciade , poëme (1829)

A bon droit, bien plutôt, accordons nos suffrages ; Estimons, admirons ses élégants ouvrages ; Rendons grâce à qui veut, sait charmer nos loisirs ; Mieux encore, ici-bas, de nos plus doux plaisirs, De nos plus grands trésors, ali ! bénissons la source.
Dans la peine avons-nous plus solide ressource?
Contre toute injustice est-il meilleur appui, Et remède plus sûr au malheur, à l'ennui?.
La captivité même. Ici tout nous rappelle D'une rare vertu le plus touchant modèle, Et d'un cœur généreux le plus beau dévouement.
De son sexe voici la perle et l'ornement.
Source : Gallica

Auguste de Beaumont La Franciade , poëme (1829)

Chez nous, il est donc vrai que les cœurs vertueux, Même aux jours des fureurs, se trou voient plus nombreux.
Pour confondre à jamais les clameurs indiscrètes, L'exil et les prisons, nos camps et nos retraites, Du pays rediront en fidèles hérauts La gloire et les tourments, la sagesse et les maux.
A l'orageuse nuit la plus brillante aurore Parfois succède : ainsi de l'objet que j'honore, Sans ombres, j'aperçois les riantes couleurs, Et sans partage en moi reviennent ses douceurs.
Source : Gallica

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