Auguste de Beaumont, La Franciade , poëme (1829)
“ Quand fange des tombeaux plane sur notre France, Et jeunesse et beauté, vertu comme talent, Non, rien n'est épargné ; les femmes constamment Libres dans les cachots, à la mort, ô merveille ! Joignent à leur douceur une force pareille. Le prêtre, le proscrit, bien mieux le criminel, Près d'elles vont chercher, comme au pied de l'autel, Refuge, abri, salut. Oui, de ces héroïnes Pour chaque infortuné protectrices divines, L'esprit ingénieux, rempli de fermeté, Toujours émeut, souvent fléchit la cruauté ; Méprise tout danger, offre tout sacrifice Pour sauver l'innocence, et braver l'injustice. ”
