Résumé

Paul Delair L’Éloge d’Alexandre Dumas

Qui rit et les dédaigne, il dédaigne nos gloires,
Il n’est Français de cœur, il n’aime et ne sent point...
Porthos ! je le dévoue à votre coup de poing !
Donc, poëme ou roman, de quel nom qu’on ne nomme,
C’est-moi qui suis l’enfant terrible du grand homme ;
Je le couronne, avec ce cri sacramentel :
L’éternel D’Artagnan à son père immortel !
Il se tourne vers l’estrade ; aussitôt, par la coulisse de gauche, entre un vieil homme, mis comme un pauvre paysan, le Roman populaire, sous les traits du Père La Ruine.
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Paul Delair L’Éloge d’Alexandre Dumas

Arrachant, pour traiter, une plume à l’Amour !
L’intrigue court avec son fil d’or ; on se joue,
On s’adore, on se dupe, on se cherche, on se fuit ;
Parfois il brille un pleur sur le fard d’une joue,
Et des imbroglios chuchotent dans la nuit.
Défis, duels, rendez-vous ! On s’insulte, on se raille ;
Mais on est gentilhomme et jusque dans la mort !
C’est le cœur et l’esprit qui se livrent bataille,
Et, malgré tant d’esprit, l’esprit a toujours tort !
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Paul Delair L’Éloge d’Alexandre Dumas

Ce sera moi !
Répandant des fleurs.
Ce sera moi !Des fleurs ! — Je suis sa Comédie,
Et son caprice, tendre et léger comme l’air !
Cette gaîté, jamais éteinte, quoi qu’on die,
En ce pays de France, à l’Amour le plus cher !
Ô mes amis ! Gaulois éternels que nous sommes !
Race d’oiseaux jaseurs, écoliers des buissons,
Un Dieu nous a créés les plus jeunes des hommes ! —
Malgré qu’il ait, le monde est fou de nos chansons,
Et c’est en les chantant qu’il marche et qu’il avance !
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