Georges Rodenbach

Georges Rodenbach

Résumé

Portrait de Georges Rodenbach Georges Rodenbach Le Foyer et les Champs

Car toujours les grands cœurs font le bien simplement !...
Ainsi, grâce au curé, se tarirent leurs larmes,
Et quelque temps après, tout semblant verdoyer
Dans la nature en fête, un enfant plein de charmes,
Comme un bouton d’amour, s’ouvrit à ce foyer
Dont le système inique et dur qui nous gouverne
Avait failli tuer la joie ou la bannir,
Pour jeter, sans souci de l’enfant à venir,
La femme au cimetière et l’homme à la caserne !
Source : Wikisource

Portrait de Georges Rodenbach Georges Rodenbach Le Foyer et les Champs

Les pleurs, fraîche rosée, ont aussi leur douceur
Quand le flot douloureux contre le cœur déferle !
Devant Dieu chaque larme est une sainte perle !...
Roland, pendant six mois, entendit ce doux chant
Dans les feux de l’aurore et l’ombre du couchant.
Fendant six mois, il vit Hildegonde tremblante
S’asseoir plus inclinée et plus hâve et plus lente
Sous le saule-pleureur, dont les cheveux épars,
Comme un manteau de deuil, pendaient de toutes parts.
Source : Wikisource

Portrait de Georges Rodenbach Georges Rodenbach Le Foyer et les Champs

Ah ! tu veux me tromper, Muse ! Les passions
Les plus nobles de l’âme et les plus généreuses
Y laissent tôt ou tard d’âpres déceptions ;
Et ces amours d’un jour fausses et dangereuses
Effeuillent l’arbre en fleur de nos illusions !
Elles sont pour la lèvre un enivrant breuvage
Dont on sent le parfum sans en goûter le fiel,
Mais la coupe vidée est un pesant bagage
Alourdissant notre aile ouverte aux vents du ciel !
D’ailleurs le siècle même est un juge sévère
Il condamne le fils par la voix de sa mère
Quand son cœur de vingt-ans tressaille et veut aimer.
La Muse.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature